Ecrire seul c'est bien ...
Ecrire à deux c'est mieux ...
C'est pourquoi je suis très content d'avoir emmenée une amie dans mon idée de blog
Donc tout le monde acceuille Céline et lit son premier article "Souvenir"
Depuis plusieurs années, récits imaginaires, romans et autres réflexions diverses s'entassent dans des carnets de notes et autres fichiers Word ... Il est désormais temps de les faire partager ...
mercredi 20 juillet 2011
souvenir...
J ai 14 ans, c est la rentré scolaire au collège d une petite bourgade de Normandie en 4 e. Une angoisse monte tout au fond de moi. C est un nouveau collège pour moi. Oui car je viens de passer 6 ans en Belgique, la-bas j ai laisser mes amis, j avais beaucoup d amis, mon groupe d amies filles: Sabine, Stéphanie, Isabelle. Mon groupe de garçons franck, Stéphane, Vincent, francky, Dominique. Les garçons sont tous tous plus vieux que moi. Je suis très matures pour mon âge, j ai le corps et la taille d une jeune femmes et des rêves de prince charmant. Je suis deja sortis avec quelques garçons, appris à embrasser avec la langue, je les ai laisser parfois me tripoter les seins, sans vraiment apprécié, mais je sais pas comment dire non. J ai peur de les faire fuir. J ai un besoin incroyable que l on m aime mais j ai l impression que les garçons m aime surtout pour mes formes. Je ne sais pas si je suis jolie, je crois que non. Mais j ai de jolis yeux bleu. Qui change de couleurs avec le temps, pouvant viré du gris au vert, sauf que je les cache sous de grosse lunettes. La plupart du temps je me trouve moche, mes cheveux sont toujours en bataille, impossible de les disciplinés... Voilà je suis une fille de 14 ans, avec ses peurs, ses doutes, Ses envies, ses angoisses.... Et c est la rentré dans ce nouveau collèges, ce n est pas la première fois que je change d école. J ai fais ça un nombre de fois incroyables, mes parents aiment déménagé souvent, il n y à pas toujours de raison, on ne nous demande jamais notre avis à moi et à ma soeur. Mais à chaque fois pour moi,C est une grosse angoisse, il faut se faire de nouveaux amis. Tous recommencer, montrer son meilleur jour pour ce faire accepter.Ce matin. J ai la trouille, j ai envie de vomir tellement j ai la trouille... La suite de cette journée, je n ai pas de souvenir du reste de la journée, je n ai qu un souvenir global de cette année, ca été un enfer, je n ai pas réussi à m' intégrer tout le monde me surnomais la belge.Je me rapelle juste avec détail d'une scène en début d'année : toute la classe était réunis devant le prof de musique, petit homme Sec pas loin de la retraite, on voyais tout de suite qu avec lui ça ne rigolais pas, regarde sévère, Visage fermé. Il choisissait ces élèves, j ai eu la chance d avoir du retard par rapport au niveau des autres élèves j étais relégué en dessin, ouf !Le cours de dessin seul endroit ou je me sentais bien. Des que j avais une heure de perm. J allais en dessin.Bizarement ma soeur n as eu elle aucun mal a s'intégré. Je me sens toujours gauche, pas à ma place, mal sapée. Elle autre filles ont toujours des vêtement à la mode,moi pas,j ai deux jeans defraichis, très peu de fringues, je ne sais pas comment on fais pour être dans le coup. J aimerais être sur de moi, comme certaines filles de ma classe, je les regarde avec envies, en même temps je les déteste, elles sont de vrai salopes avec moi. Heureusement j ai une amie à l extérieur du collège, laetitia es dans un collège catho. On se vois le we et mercredi. Laetitia à un grand frère il à 18 ans musclé joli garçon, Fabrice. je crois que j ai flacher lui me regarde même pas ! Je n aime pas cette ville, enfin cette campagne on habite dans un mobil home le temps faire construire la maison. La maison seras jamais construite. Le premier voisin es à plus de 500m et le village à 3 km. La vie es plutôt spartiate, pas d'eau chaude, mais bon on manque de rien. Sauf que j ai honte de notre façon de vivre, on à pas t intimité. Pour prendre une douche, on vas dans la famille le we. La semaine on fais chauffé un peu d eau et on se lave à levier de la cuisine. Moi je rêve d avoir une chambre, une salle de bain, des sanitaires comme tous le monde. ....
Elle et lui
Elle et lui … toujours eux ou simplement elle et il …
Qui n’a jamais entendu des dizaines de proverbes et autres citations tout au long de sa vie … ces petites phrases venues d’on ne sait où et qui veulent dire n’importe quoi et son contraire. Et pourtant, il arrive parfois, un beau jour, à la suite d’une situation hasardeuse qu’un de ces proverbes prenne tout son sens dans un esprit.
Cette histoire débute 11 ans en arrière, 11 ans … 11 années … si vite passées, si courtes à l’échelle d’une vie mais si longues quand on a que 14 ans et à peine 25 au bout de cette décennie !
Lui, bon élève studieux, issu d’une famille sans histoire (en apparence en tout cas), timide, complexé et assez quelconque, tente de se fondre dans la masse pour esquiver d’éventuels problèmes et pourtant aimerait temps être remarqué et avoir le sentiment d’exister.
Elle, rayonnante lorsqu’elle marche ses cheveux au vent, extravertie, déjà l’allure et l’assurance d’une jeune femme alors qu’elle a le même âge que lui … elle attire beaucoup de convoitises mais n’en joue pas. Elle veut juste trouver un moyen de se trouver et de se faire une place dans la société.
Elle est son opposée, enfance familiale difficile en raison d’un père absent, d’un beau-père envahissant et d’une mère dépassée par les évènements et la gestion de ses cinq enfants.
Et c’est ici qu’arrive le joli proverbe : « les opposés s’attirent » mais … est-ce que deux âmes si jeunes et si tourmentées pour diverses raisons doivent se rapprocher … ensemble, vont-ils s’élever vers les sommets ou vont-ils couler ensemble vers les abimes noires et peineuses ?
La réponse à cette question n’était bien sûre pas connue à l’époque et elle ne l’est toujours pas plus au jour d’aujourd’hui … toutefois, ce n’est qu’avec le recul que l’on peut analyser les évènements passés qui ont fait notre présent et posés les marques de note futur.
Lui, dès le premier jour de la rentrée des classes, l’a remarqué … bien qu’intéressé par les filles depuis quelques années, il n’avait jamais vu quelqu’un comme elle … un ange à ses yeux … un idéal … un bonheur inaccessible …
Elle, personne ne sait réellement qu’elle fut sa première impression, il y a même de fortes chances qu’elle ne l’ait jamais remarqué d’ailleurs. Jusqu’au jour où un travail de classe en binôme brisa la glace. La mode à l’époque était d’associer les « premiers de classe » avec les « élèves du fond collés au radiateur » … Il ne remerciera jamais assez monsieur François de l’avoir mis en duo avec elle … Ce gentil prof avait-il senti quelque chose ? Voulait-il donner un coup de pouce au destin ?
Il n’aura jamais la réponse à sa question mais ce n’est pas grave car cette première rencontre, ces premiers mots échangés, ces premiers regards fuyants resteront à jamais gravés dans sa mémoire comme un des plus beaux moments de sa courte vie.
Vint ensuite le week-end ou elle et lui devaient se voir pour avancer sur leur projet. Il passa la nuit entière à stresser : attention aux réflexions des parents … pas faire ou dire de bêtises … comment s’habiller … comment agir … ??? Il ne le sut que très longtemps après mais à 30 kilomètres de là, dans une autre chambre noire, elle se posait exactement les mêmes questions …
En passant quelques étapes plus longues qu’intéressantes, on résumera en disant que le week-end se passa bien, le projet fut un succès, la complicité s’installa rapidement entre eux et une forte amitié les lia désormais. Mais plus les jours passaient et plus des sentiments naissaient dans son cœur à lui. Il aurait voulu la prendre dans ces bras, la réconforter, lui faire comprendre qu’il ne l’abandonnerait jamais et qu’il veillerait toujours sur elle … mais pourquoi prendre le risque de briser une si belle amitié pour une envie d’amour sans doute impossible .
Après coup, on pourra toutefois constater qu’il ne captait pas beaucoup de signaux positifs et que même, à cause de sa grande timidité et de son manque de confiance en soi … elle aurait pu faire tous les sous-entendus inimaginables, il n’aurait pas bougé (et même 11 ans après ce n’est toujours pas gagné …)
Puis un jour, lors d’un énième samedi ensemble sous prétexte d’un travail scolaire … elle se décida : petits mouvements tactiles, petits regards complices et fuyants … puis, en prenant tout son courage … elle prit le visage du garçon à côté d’elle entre ses mains tendres et rassurantes et déposa un baiser sur ses lèvres.
Et là, pour une des premières fois de sa vie … décida de basculer du mode passif au mode actif … il prit ses mais dans les siennes, la serra contre lui et lui rendit son baiser avec passion et tendresse. Était-ce possible ? Après tant de rêves et d’espoirs, allait-il enfin pouvoir être avec elle au grand jour et dire, face au monde entier : « c’est la fille la plus merveilleuse du monde, je l’aime et elle est avec moi ! »
Les semaines suivantes allèrent effectivement dans ce sens … les deux tourtereaux apprenaient à ce connaitre dans les bras l’un de l’autre, le monde pouvait s’écrouler et la terre s’arrêter de tourner, cela n’y changerait rien, ils étaient bien et heureux, un seul besoin, celui l’un de l’autre.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes, quelques mois plus tard, comme dans une suite logique, ils passèrent à l’acte pour leur première fois chacun … Tous deux si maladroits et inexpérimentés mais si passionnés que ce fut merveilleux sur le plan émotionnel (seulement sur ce plan d’ailleurs, on taira le reste !)
La vie continua son petit bonhomme de chemin, deux gros caractères ensemble font forcement des étincelles et de fils en aiguilles, une rupture « inévitable » arriva. Elle et lui furent profondément affectés par cette séparation et donc, seuls, livrés à eux-mêmes, retombèrent dans leurs travers respectifs.
Elle, ne souhaitant plus faire face à tous ces problèmes insolubles, décida, par une sombre soirée, de mettre fin à tous ses problèmes et ce, définitivement, en utilisant un tube de médicaments. Heureusement pour tous, sa famille et les secours arrivèrent à temps et elle fut sauvée sans aucune séquelle à long terme. Elle resta trois jours, trois longs jours, 72 interminables heures, dans le coma …. Et durant ces trois jours, il ne bougea pas … resta à ces côtés sans la quitter une seule seconde, serrant sa main 24 heures sur 24 et priant toutes les puissances supérieures de ce monde de la ramener saine et sauve.
Les prières du garçon effondré furent donc entendues et au réveil de sa bienaimée … ils réalisèrent que la vie ne pouvait être vécue qu’ensemble et ainsi commença l’acte 2 de leur histoire.
Les choses se passèrent plus que bien durant plusieurs années : fin des études, diplômes, études supérieures, stages de fins d’études … jusqu’au jour où, pour une raison encore inconnue au jour d’aujourd’hui, peut-être simplement l’arrivée de la routine … leur relation s’arrêta pour la seconde fois.
Les rôles furent cette fois inversés, il s’enfonça dans une spirale noire, fini sa vie avec sa tendre moitié, études terminées mais pas de contrat de travail en vue, une situation familiale plus que dégradée (des parents ne s’entendant plus mais préférant rester ensemble pour le bien de leur fils … et passant leurs soirées et nuits à hurler pendant que le fils mentionné, même âgé de 22 ans, passe ces nuits en pleures ne sachant que faire)
Et le pire de tout … son meilleur ami, son ami d’enfance, avec qui il avait partagé tant de choses depuis 20 ans … quitta ce monde a même pas 20 ans à cause de cette saleté qu’on appelle le cancer. Cette putain de maladie qui évolue plus vite que les chercheurs ne trouvent de remèdes lui prit le frère qu’il n’avait jamais eu …
S’en était trop et … un soir de juin … en revenant d’une journée de stage … en une fraction de seconde … décida d’en finir … et jeta sa voiture lancée à vive allure contre une barrière en béton … plus besoin de lutter contre cette vie sans but … tout allait s’arranger.
Mais une nouvelle fois, les puissances supérieures en décidèrent autrement … il fut miraculé (aux dires des pompiers qui l’extirpèrent inconscient de sa voiture à l’aide de scies hydrauliques). Il se réveilla dans un lit d’hôpital, avec des fractures sur l’ensemble du corps … mais il sentait encore une chose … c’était la chaleur d’une main dans la sienne, tout comme il entendait le son de sanglots parvenir à ses oreilles.
Au final, elle était là pour lui … comme il avait été là pour elle … ils réalisèrent une nouvelle fois que leur vie sans la présence de l’autre, ne pourrait pas être vécue. Ce fût le début de l’acte 3 …
Entre rêve et réalité
Le soleil tant attendu beigne enfin la nature de ses chauds éclats rassurants. Encore une belle journée qui s’annonce, une seule chose à faire : sortir pour profiter, humer, toucher, ressentir … enfin échapper à la vie à 100 à l’heure de notre monde
Pas un minute à perdre, je sors, je marche, je ne sais pas où je vais, pas grave, je me laisse guider au gré des paysages et autres odeurs qui s’offrent à mes yeux. Puis l’envie de faire une pause … un champ, de hautes herbes, la nature dans toute sa splendeur : l’endroit parfait
Au cœur du champ je m’allonge dans les herbes, à quelques mètres, la mélodie reposante d’un cours d’eau qui sillonne la vallée… c’est fou comme l’endroit est à la fois si calme mais pourtant si vivant. Sur mon bras, une coccinelle cherche son chemin, je t’en le bras vers le ciel comme une invitation qui dirait : vas-y, fonce, envole toi et trouve ta voie, rien ne peut arriver par une si belle journée.
Tout comme cette petite bête innocente, chacun tente de trouver sa voie et le sens de son existence. C’est un vaste sujet qui me fait peur… mais pas aujourd’hui ! non pas aujourd’hui … Les paysages qui défilent devant mes yeux, les bruits qui parviennent à mes oreilles, les odeurs qui m’enivrent … ce moment est trop parfait pour risquer de ne pas le vivre à cause de sombres pensées. Il y aura bien d’autres jours pluvieux pour ça !
Enfin … moment parfait … moment parfait … je ressens tout de même un manque … pourquoi suis-je seul pour profiter de ces instants magiques ? Où est sa présence rassurante ? Elle a plus que sa place dans ce décor idyllique !
Il faut donc faire un choix : rester seul dans ce beau rêve et profiter d’une vie sans aucun souci ou se réveiller, la retrouver et faire notre possible pour créer de tels moments dans la réalité et en profiter à deux ! C’est un choix qui me fait peur ; d’ordinaire j’aurais mis beaucoup trop de temps pour prendre une décision et je serais surement passé à côté de plein de choses. Mais pas cette fois, les erreurs et doutes du passé doivent me servir pour construire de nouvelles bases saines et solides …
Ma décision étant prise … je me redresse, contemple le champ et son panorama une dernière fois puis fait face à la lumière aveuglante et avance vers elle … la lumière …. Toujours vers la lumière !
Puis mes yeux s’ouvrent, je m’éveille, un rayon de soleil passe par la fenêtre et vient finir sa course sur mon visage. On ne saura jamais la raison pour laquelle je me suis éveillé : ai-je réellement décidé de quitter ce rêve pour vivre le présent ou est-ce juste le rayon de soleil qui m’a enlevé à ces doux songes ? Même si la question restera à jamais sans réponse, je suis convaincu que c’était mon désir de revenir.
Mais qu’importe … je tourne la tête à droite comme pour me rassurer, elle est bien là, allongée sur le dos, ses longs cheveux cachant une partie de son visage. Elle est calme et paisible, certains dirait qu’elle dort du sommeil du juste … Une main le long du corps et l’autre étendue par-dessus son corps ! Cette position peu banale mériterait une photo pour être immortalisée. Mais je ne ferai pas car, c’est égoïste, mais cet instant n’appartiendra qu’à moi !
Je reste là, je la contemple longuement, le rayon de soleil éblouit désormais son doux visage, cela fait plus de 20 minutes que je le regarde sans me lasser. Pourtant, une autre idée égoïste passe dans mon esprit : j’aimerais tellement la voir se réveiller, juste pour lui parler, la serrer contre moi, la toucher …
Hasard ou coïncidence, je ne devrai rien faire … elle commence à se réveiller … ses bras se serrent puis s’étirent doucement, une main repousse délicatement les cheveux rebelles de son visage puis, puis tout doucement, ses yeux s’ouvrent : la princesse vient de revenir dans son royaume.
Ses yeux croisent tout de suite les miens, je sens son regard interrogateur semblant demander depuis combien de temps je la regarde dormir … plutôt que de donner une réponse, je l’attire simplement vers moi et vient planter mes lèvres sur les siennes. Un baiser vaut mieux qu’un long discours parait-il !
Et effectivement cela a dû lui plaire car c’est elle qui revient pour un second round de câlins du matin … Vint ensuite un de mes moments préférés … le moment où elle se colle contre moi, sa tête posée sur mon torse. Elle ferme les yeux et profite simplement de nos deux corps collés l’un à l’autre, bras enlacés…. Je ne peux m’empêcher de jouer avec ses cheveux et de déposer de petits bisous sur sa nuque ou son front ce qui semble lui plaire vu le petit sourire coquin qui apparait désormais sur son doux visage.
Nous pouvons rester comme cela, immobiles et silencieux, pendant longtemps …. Ce sont des moments de bonheur … rien d’artificiel, juste la joie d’être ensemble …. Des moments où nous sommes justes … bien ! Pour moi, ça ressemble beaucoup au sentiment de plénitude ressenti en étant allongé dans les champs sauf qu’ici et maintenant … je ne suis plus seul à en profiter …
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